Travail du mouvement – notes

Travail du mouvement – notes

Comme indiqué ici https://yinrun.fr/category/travail-du-mouvement/ , ces notes ont été inspirées par les travaux de Solarberg Séhel et son livre « Courir léger »; ainsi que par la clinique du coureur.

1 – Penser que je me projette vers l’avant

Puisque le but est d’avancer rapidement, je m’efforce d’imaginer que je projette les forces en jeux vers l’avant, là où je compte aller, comme un point de convergence à l’horizon. Cette image me donne plus de stabilité et m’évite de m’écraser trop vers le bas ou de me jeter trop vers le haut.

2 – Eviter les tensions inutiles

En faisant un exercice de détente pendant la course je m’aperçois que j’ai beaucoup de tensions inutiles au niveau du dos et du bas des jambes. Il me suffit de m’en rendre compte pour arriver à me détendre plus mais il reste du travail pour que je sois complètement détendu sans y penser.

3 – Déconnecter le mental, apprendre à écouter la symphonie complexe des sensations perçues.

Ne pas penser au bas du corps, ne pas penser aux conseils techniques. Ne pas penser. Il y a quelque chose de sauvage et d’instinctif dans la course mais qui ne peut pas surgir si l’on pense à ce que l’on fait ou que l’on est tendu. C’est l’histoire du mille-pattes à qui on demande comment il fait pour danser et qui s’emmêle alors les pinceaux.

Mon corps m’envoie en permanence des milliers de signaux complexes auxquels je peux réagir pour m’ajuster mais que je ne peux pas écouter si j’intellectualise. Apprendre à les discerner est un travail délicat, de dentelle même.

4 – Garder les bras dynamiques : samba pour bras, hanches et jambes

J’ai tendance à garder mes bras un peu trop hauts, statiques et prêts de la poitrine; je m’aperçois que je perds alors la connexion entre le mouvement des bras et celui des jambes et hanches. En redescendant les bras plus bas et leur faisant jouer un rôle plus actif, je sens une nettement connexion rythmique entre bras, jambes et bassin; qui ressemble un peu à une danse.

Les bras ne sont pas juste là pour qu’on les porte; ils participent aux moteurs du mouvement, un peu comme quand on court un sprint.
D’une manière générale, j’ai tendance à trop penser aux jambes ( je commet donc déjà l’erreur de penser trop ); alors que c’est bien tout le corps qui fournit une danse cohérente qui produit le mouvement de qualité pour la course. . Penser que ce sont les jambes uniquement relève d’un raisonnement et pas de ce qui est perçu si on s’écoute un peu.

5 – Chercher sa fréquence optimale de foulée

En essayant différentes fréquences de foulée; j’ai clairement senti qu’à partir d’une certaine fréquence j’ai l’impression de récupérer l’énergie de la foulée précédente; comme si je profitais du bond précédent pour le bond suivant.

J’ai tendance à courir un peu en dessous de ma fréquence de foulée optimale. Il n’y a pas besoin de calculer un nombre de foulées par minute, à moi de sentir quand est ce que la réutilisation des forces me semble optimale , je dois apprendre à m’écouter attentivement sur ce point et apprendre à discerner le « sweet spot » .

6 – Privilégier un sol meuble

Un sol très dur a tendance à induire une légère peur; je redoute un peu le choc, surtout en descente. Aussi légère soit cette appréhension du sol, elle empêche une détente totale et nuit donc à la qualité de la foulée et aux juste retour des sensations perçues; je dois privilégier pendant quelque temps un sol un peu meuble pour ces séances.

7 – Ne pas courir trop longtemps : le moins pour le plus ?

Passé 7 kilomètres, l’interprétation des signaux de mon corps et ma clarté d’esprit diminuent : continuer le travail de qualité me demande alors beaucoup plus d’efforts et de vigilance. Je me demande si de rallonger dans ces cas là ne fait pas plus de mal que de bien : j’ajoute des kilomètres sur un mouvement forcé que je vais peut être payer en terme de fatigue et qui risquent de rendre ma prochaine séance moins agréable ou d’allonger inutilement mon temps de récupération.

8 – Courir sur un terrain plus cassé pendant la séance ou le danger de la route.

Il m’est bénéfique de courir un peu sur un terrain cassé qui rend naturellement la foulée plus dynamique et plus légère : il n’est pas vraiment possible de s’écraser trop vers le bas sur autre chose qu’une route… Je prends plaisir à courir hors-sentier pour le fun, pour faire un peu de vitesse; et aussi pour engager tout mon corps dans le mouvement ( histoire de pas se prendre de branche dans la gueule en forêt par exemple ). Le mouvement entier devient plus vif et dynamique naturellement, ça m’aide à déconnecter le mental et à laisser faire les choses plus instinctivement.

La route est au fond un terrain peu naturel qui ne sanctionne pas vraiment en cas de foulée de mauvaise qualité; sauf à courir pieds nus ou avec des chaussures peu amorties et souples. Je vais incorporer plus de hors-sentiers sur les prochains séances.

Notes pour améliorer les prochaines séances

Les faire moins longues pour privilégiez la qualité, privilégier le sol meuble de la forêt, faire un peu de hors-sentiers, éviter la route pour le moment. Relire ce billet avant de courir !

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Sur le même sujet : Transition LFR , j’ai vu la lumière (alors je suis entré)

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